[Officiel]
Le cerveau, champion de l'optimisation énergétique !
Vous avez dit 'Créationnisme' ?




"Maxisciences" publie l'article ci-dessous en nov 2011 ... L'église évolutionniste ne bouge pas ...



< Précédent| |Suivant >


Prélevé sur :
http://www.maxisciences.com/cerveau/alimenter-le-cerveau-un-casse-tete-anatomique-pour-l-evolution_art18535.html



Alimenter le cerveau : un casse-tête anatomique pour l'évolution

Partager

Votre avis :

Fascinant
Inquiétant
Bonne nouvelle
Intéressant
Etonnant

Info rédaction, publiée le 12 novembre 2011
Alimenter le cerveau : un casse-tête anatomique pour l'évolution

Publiant leurs travaux dans Nature, des chercheurs suisses ont montré, par l'étude anatomique d'un grand nombre de carcasses d'animaux, que le stockage de graisses tend à pénaliser le développement du cerveau - sauf chez l'être humain et les cétacés - et qu'un tube digestif réduit n'est pas nécessaire pour alimenter rapidement l'encéphale.

Selon une hypothèse répandue, chez les organismes évolués, il existerait un compromis entre la taille des différents organes, tous ne pouvant se développer autant pour des raisons de coût énergétique. En particulier, un gros cerveau devant aller de pair avec un intestin court - une façon d'accélérer l'alimentation de l'encéphale, gourmand en nutriments énergétiques.

Mais des primatologues de l'Université de Zurich ont comparé chez une centaine d'espèces de mammifères (du cerf à la musaraigne), le poids du cerveau et le poids du corps, tout ceci en excluant la graisse qui représente parfois jusqu'à 1/3 de la masse corporelle, faussant les proportions. Ils viennent ainsi de montrer que la taille de l'encéphale n'est pas en corrélation négative avec la masse des autres organes, et que les mammifères ayant des cerveaux relativement gros ont même tendance à avoir un système digestif un peu plus grand.


L'équipe, dirigée par Karin Isler, a en outre découvert une autre corrélation, plutôt surprenante : plus une espèce peut stocker de graisses, plus petit est son cerveau : peu gourmands en nutriments mais tout simplement pesants à transporter, les tissus adipeux entraînent finalement une consommation importante d'énergie - laquelle ferait alors défaut au développement d'un gros encéphale.

Avec deux exceptions : l'humain, dont la bipédie, probablement moins consommatrice d'énergie que les autres types de locomotion terrestre, autoriserait un léger surpoids dû aux réserves adipeuses ; et les cétacés, portés par l'élément liquide. Deux champions dans le domaine cérébral, qui peuvent compter sur leurs réserves de graisses pour faire fonctionner corps et pensée.